• Rencontre à Amiens CNU/CVS de Picardie et Nord Pas de Calais

    participation 2.jpg

    Le 3 mars dernier, de nombreux CVS de l’inter région Nord Pas de Calais/Picardie ont répondu présents à l’invitation du CNU. Une rencontre marquée par les propos des travailleurs d’ESAT, exprimant à la fois leur attachement profond aux valeurs de solidarité associative portées, mais aussi des inquiétudes particulières sur l’après ESAT.

    Les incertitudes pour trouver des logements adaptés au handicap et à la vieillesse sont présentes, surtout lorsque les parents sont vieillissants…

    Les jeunes à la sortie des IEM constituent également un public sensible : il s’agit de trouver un emploi, une utilité sociale, une place, mais comment ?

    Pour les familles pour qui la mobilisation collective reste toujours incertaine, le besoin de trouver une place, d’anticiper les éventuelles ruptures, rythme les parcours, avec son lot d’incertitudes...

     Enfin de nombreux échanges ont porté sur la participation sociale et citoyenne : accessibilité, transports, accès à la vie de la cité ont été très présents dans les échanges. Un partenariat prometteur a d’ailleurs été signé avec l’Union départementale des centres communaux d’action sociale pour que l’APF soit le plus possible représentée dans ces instances importantes pour bouger les lignes.

    Sophie BAUDIER, Responsable participation des usagers pour le CNU

  • A l'aide à domicile : et les enfants?

    Handeo, enseigne des services à la personne dans le champ du handicap, publie une enquête sur les grands oubliés de l'aide à domicile: les familles ayant un enfant en situation de handicap. L'étude complète et sa présentation en facile à lire et à comprendre (FALC) sont disponibles ici.

    accueil extrascolaire.png

    Face aux besoins pourtant bien là, le constat dressé est alarmant. Manque de formation des intervenants, de financements de l'aide pourtant nécessaire, les familles restent dans la majeure parties des cas isolées et démunies, sans solution de répit, le concept même de service à la personne pour les enfants handicapés n'étant pas reconnu sur un plan légal...

    Pour en savoir plus, le blog de Faire Face le magazine de l'APF, vous livre son analyse.

  • Enquête sur la participation des usagers

    L'APF a récemment collaboré à une enquête menée par l'Agence nationale d'évaluation et la qualité dans le secteur médico-social (ANESM), qui se présente sous la forme d'un recueil de pratiques et de perceptions de personnes concernées. 

    Menée en direction d’une diversité d’acteurs (usagers, familles, équipe, direction), cette étude représente une vraie richesse de témoignages, notamment parce qu'elle va aussi à la rencontre de ceux que la participation n'intéresse pas ou plus. Analyser les freins rencontrés dessine dans les faits bien des perspectives utiles à l'amélioration des instances de participation.

    Sur le fond, au-delà des différences de publics accompagnés et de nature d'interventions dans le médico-social (enfance en danger, exclusion, handicap, dépendance, etc), il est intéressant de noter que l’étude identifie un certain nombre de constats partagés et de leviers transversaux en matière de participation des usagers.

    La synthèse (4p) et le rapport complet (108p) sont disponibles en cliquant sur le site de l'ANESM.

     

  • Prévenir les ruptures et situations critiques

    Suite à la retentissante affaire Amélie où la justice a condamné l’ARS à trouver une solution d’urgence, Denis Piveteau ancien directeur de la Caisse nationale de Solidarité et d'Autonomie (CNSA) a été chargé d'un rapport important "zéro sans solution" sur les situations limites dans les parcours de vie et auquel l'APF a contribué. Celui-ci constitue une contribution qui, nous l’espérons, marquera une étape pour anticiper la survenue de ces situations de rupture totale liées à des comportements trop violemment instable (« comportements-défis »), handicap trop lourd, et dont plus personne ne veut s’occuper.

    interdit.png

     

    Mettre un terme au recours brutal à des hospitalisations en psychiatrie de longue durée ou le retour au domicile familial, sans aucune perspective dans un cas comme dans l’autre, et soulager la précarité des familles, pour lesquelles l’incertitude du lendemain est un facteur qui pèse fortement en faveur de solutions institutionnelles surdéterminées, sont les enjeux principaux de ce rapport, dont une synthèse est également disponible.

     

    Dans la continuité du rapport Jacob, il dénonce également la place massive des mauvaises coordinations entre le champ sanitaire et le champ médico-social dans les ruptures de parcours des personnes en situation de handicap, et notamment cette réalité aussi certaine qu’insoupçonnée qu'une très grand majorité des comportements-problèmes ou défi, y compris les plus perturbateurs, trouve son origine dans une absence de diagnostic somatique bénigne (otite, carie, trouble intestinal etc.) et plus généralement d'un défaut d’accès aux soins primaires.